La trace concrète transforme l’environnement, fin d'un cycle subjectif par le processus du vivant
L'être diapason est entré dans une saturation.
Dans son intériorité, il a tendu les musicalités et
Dans l'explosion d'une émotion il a réagi.
L'intériorité musicale s'est diffusée dans le corps pour
Acter
La présence
Et en cela
Il est vivant.
L'inconnu infini qu'il habitait,
L'infini inconnu qui l'habitait,
L'infini sensoriel mis en pattern par les musicalités régentes, cet
Irréfutable inconnu qui le nourrissait, qui le devenait
Et
L'infini littéral des physicalités,
L'infini mouvant des champs de champs de champs,
L'infini si engageant des possibles rendus possibles,
Tous ces infinis confondus et intriqués dans la musicalité subjective de l'être essentiellement vivant
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Ont rebondi.
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Et dans le paradoxe tensoriel absurde du corps illimité,
Dans les mouvements invisibles et croisés des musicalités enchevêtrées,
Dans le vecteur mouvant de la subjectivité responsabilisée,
A été générée
Une trace.
Une trace,
Une trace indépendante, sans corps, autonome, sortie et laissée,
La trace d'une intériorité portée au concret,
La trace d'un être maintenant délesté pour
L'équilibre symphonique du cosmos.
La trace est le monde rendu au monde après que ce monde eut été
Négocié dans
L'exercice du mouvement.
Pour le vivant, la trace est la manifestation visible
D'une résolution de l'invisible.
Pour le vivant la trace est le processus bouclé
D'un être qui aura perçu puis réagit puis
Transformé
Son environnement
Pour danser avec lui.
Une trace créée change instantanément la musicalité du lieu, et au-delà du lieu, elle redéfinie le contexte, le réinitialise presque.
L'être est alors invité à reprendre son rôle de présence sensible, au moteur d'affects.
En transformant son environnement par la trace,
L'être transforme son corps perceptif et définit
Le processus du vivant comme un mouvement cyclique, une danse qui, dans le mouvant seul,
Permet l'intrication au monde et permet à l'acteur
D'être pleinement comme
Le poète lucide.
Ce mouvement d'interaction entre l'être et la musicalité du monde,
C'est l'intention mystique
D'une joie dionysiaque
Dont personne ne saura jamais
Si elle est l'œuvre de l'être, ou celle du cosmos.
Quand l'être invisible et impensable,
Entre en résonance avec un monde tensoriel de physicalités polymorphes et
Qu'il en devient le référentiel intriqué,
Responsable, engagé,
De son histoire, de
Son avenir,
C'est
L'incarnation de l'acteur qui fait l'histoire.
L'histoire n'est pas faite d'évènement elle
Est faite de traces rendues images et nourries d'invisibles.
L'histoire est l'empreinte sensible et impensable,
L'avenir est son mouvement. La mémoire est son avenir. Le présent est la seule vérité à jouer.
L'histoire est une question,
L'avenir son interrogation.
Ensemble, ils invitent l'utopie.
L'utopie est un délire projeté et précis,
Un mouvement présent, une fatalité,
Une musicalité prégnante et déjà régalienne d'un espoir enfin impossible.
Chaque trace est un instant
Ou l'utopie se dévoile, où
La lucidité s'opère.
L'utopie des traces est
L'identité dramatique de leurs acteurs (enfin dépossédés d'une identité propre).
La trace porte en elle
La mémoire,
L'événement, la manière,
Le mouvement,
L'histoire,
La cause et la conséquence,
L'avenir.
C'est ainsi que
Chaque trace porte en elle
Une dramaturgie.
La dramaturgie au théâtre c'est
Deux êtres qui entrent en résonance.
Quand deux êtres portés dans leurs musicalités mouvantes
Se rencontrent et
Dansent.
C'est cela
La dramaturgie.
Quand deux êtres accordent leurs musicalités c'est cela
La dramaturgie.
Quand deux être partagent l'enjeu commun du cosmos c'est cela
La dramaturgie.
L'amour sans nom,
C'est cela
La dramaturgie.
L'impossible repos dans le mouvement inarrêtable
Des champs impensables c'est cela
La dramaturgie.
Ne pas être autre chose que le devenir ensemble
Par la loi sacrée de la trace c'est cela
La dramaturgie.
Le théâtre est cette discipline artistique qui crée les traces invisibles
Pour accorder les singularités du monde
Sous l'égide d'une musicalité cosmique.