Être l'universel
AutantDans l'œil du public, le personnage est un masque, une image qui porte en lui les références qui le situe dans la part historique de la narration, AutantDans l'le cor du public, le personnage est un cor intriqué.
L'acteur doit trouver en lui cele quicor lui est commun avecde son personnage.personnage en destination des cors de son public.
Ce qui est commun avec sonmon personnage, c'est ce que lui,moi-même, sonmon personnage, tous les autres personnages et toutes les personnes du public ont en commun.commun : Nos cors en un seul. Ce corps que j'ai donné à mon personnage et que mon public a pris, ce cor nous réunit.
L'acteur est l'organe qui apporte son vivantcor au personnage.
Le comédien enrichit son cor immaculé vers le cor coloré de son personnage.
L'acteur doit chercher en premier lieu
La part universelle de tout ce qui est vivant. L'acteur est un être universel enEn sa qualité d'être vivant.vivant, l'acteur est d'abord un cor universel.
C'est cela qui apporte l'affect et tous les mouvements émotionnels qui amèneront le personnage dans l'incarnation de l'histoire qui luiL'acteur est propre. L'acteur n'est ici qu'un passeur.passeur humble.
Cette part universelle dedu l'êtrecor est mise au service du théâtre, c'est à dire une discipline qui concerne l'humanité.
L'être universel qu'est l'acteur doit maintenant chercher l'universalité dans sa qualité d'être humain.
L'être humain universel est un être humain, qui ne peut se défaire de sa nature sociale et des outils qu'il a élaborés pour tenir sason société.humanité.
L'être humain universel parle et existe dans les fictions qu'il crée.
L'acteur joue dans les fictions.fictions
S'il joue la fiction, il agence l'histoire comme il agence sa pensée. Justement parce qu'il pense l'histoire. En la pensant il crée une utopie à laquelle il ne pourra pas échapper. Il ne joue plus le vivant. Il joue l'idée. Son destin est causaliste et sa créativité limitée. Ce qu'il représente ne sera autre chose que la gloire de la pensée, aux dépens de toute la magie que porte le vivant, et de toutamène son pouvoirhumanité dramatiquedans queses seultransformations. l'autorité des émotions peut agencer avec fluidité.
L'acteur ne joue pas la fiction.
L'acteur joue,joue dans unela fiction.
L'acteur ne joue pas son personnage,
L'acteur joue dans son personnage.
L'acteur n'est plus qu'un cor battant de sabots. Au-dessus des sabots, il y a le masque du cheval, de l'âne, du zèbre, du yack, de l'élan, du chevreuil, de la vache, de la gazelle, du sanglier, du chameau, du rhinocéros de la girafe du tapir de l'hippopotame de l'okapi du lama du daim du buffle de l'âne du poney du mouflon de la chèvre
Ou encore autre chose que le public voudra bien y voir.
L'acteur ne doit pas chercher le jeu "neutre",
Il doit toucher la part universelle de son être, cette lumière blanche qui contient tous lesle spectresspectre des couleurs disponibles.
Cet être universel
Est vivant, vivant seulement.