Acter depuis
Le monde occidental est une machine.
J'en suis mécaniquement un rouage. L'acteur est fait de cette matière que sa société lui a légué.
Ainsi l'acteur porte en lui aujourd'hui une culture à qui le vivant échappe.
Et c'est souvent ce qu'il cherche à réparer.
Le jeune acteur est imbibé d'une culture anthropocentrée qui s'est détachée du vivant et de ses liens. L'acteur doit être vivant. c'est sa mission quand il prête cela à son masque. Il doit distinguer en lui ce qui est vivant de ce dont il doit échapper.
L'acteur doit investir son corps et son esprit comme le musicien manipule son instrument. Il doit travailler à être vivant et vivant seulement. Et c'est ainsi qu'il trouve en lui ce qui empêche toute fluidité du jeu. Il doit trouver en lui toutes les sources de déresponsabilisation.
L'acteur doit apprendre à déconstruire les mécanismes involontaires qui l'empêche d'acter une présence vive.
Il doit apprendre à se mouvoir en deçà des images. Pour que l'image qui apparaît malgré lui soit l'image d'un mouvement débarrassé, d'un mouvement joyeux, désirable. Une L'image d'une joie matricielle qui pourra appartenir au monde dans la justesse du vivant.
L'imatge del jòi.
Avec cette image il créera des pensées libérées.
Parce que l'art de l'acteur
C'est de mettre le vivant
Au centre de toutes les tragédies
Pour que son humanité tienne
Son lien avec la joie et la beauté.
Le statut et l'image sociale
La première image indésirable à l'acteur est sa propre image. Celle qui constitue l'individue qu'il est en société. C'est celle qui sera un des fondements de son ego.
Le statut est l'image qui nous définit dans la machine sociale. Elle correspond à une idée qui suggérerait une sensibilité, une prédestinée. C'est ce qui rend les rencontres moins fastidieuses et utiles. C'est l'image de nous même qui est utile pour l'organisation à grande échelle. Elle comporte des codes fictifs qui sont visibles au premier regard. Elle se trouve exactement dans notre garde-robe. Les classes sont un sous genre du statut.
C'est une image à laquelle on s'identifie au point qu'elle devient couramment un sentiment. Et c'est parce que l'image que nous entretenons et qui nous est attribuée trouve un endroit dans le sentiment, parce qu'elle trouve une place dans l'invisible, qu'elle est difficile à corriger.
Et c'est quand elle est un sentiment, qu'elle influence nos gestes et nos pensées, et qu'elle finit par acter à notre place,
Dans le mouvement originel
D'un processus vivant
Alors perverti.
Ce qui me rends singulier, c'est ce qui sort d'une musicalité sociale ambiante. Ce qui m'est singulier est toujours ce qui m'a été apporté par ma qualité absurde d'être vivant. Ces particularités trouvée sont des mouvements que la pensée commune change en image-objet. L'individu est maintenant socialement figé dans l'idée qui est faite de lui. Et c'est cette image qui lui servira à se situer dans la société.
L'Notion de norme et identité de genre
Notre société s'organise. Pour cela elle se sert de la norme comme référence commune pour entretenir une stabilité. Dans une société où la pensée prime sur le corps, cette stabilité s'opère dans l'application de lois.
Dans un tel contexte, le vivant n'est utile qu'au vivant et accessoire dans un monde anthropocentré. C'est dans cette logique qu'un être habité par le vivant et ses caractéristiques absurdes est apprécié comme une perturbation.
Il existe des loi officielle, écrite et institutionnelles, mais il existe aussi des lois structurelles, culturelles et aussi difficile à formuler qu'à entendre.
Le genre est cette anomalie fonctionnelle qu'il a fallut résoudre par l'organisation. Ainsi le genre est devenu un accessoire social. Mais le genre porte en lui une poésie bien plus profonde qui échappe à l'esprit mécaniste.
Ce sont la des distinctions qu'il faut absorber pour mon intégration au monde. S'il est impossible d'absorber utilement ces distinctions, elles seront invitées à s'exprimer dans la culture, dans la dimension des utopies, dans l'art ou la politique.
Il est