Être dramaturge
Être dramaturge, c'est accepter d'être la part de l’œuvre qui échappe à la dimension du présent mouvant.
Le dramaturge est cette pensée qui est actée depuis le passé et dans l'utopie de la représentation, à l'endroit où elles se confondent.
Le dramaturge est celui qui initie le projet théâtral. Il pense depuis les coulisse à représenter un mouvement entre des masques. Il est la part pensante qui œuvre politiquement dans le projet d'une représentation.
Dans ce constat, l'outil du dramaturge devient la pensée même. Être la pensée même suggère être une entité source de littérature. Mais la littérature est l'exercice de la pensée seule, là où le théâtre est l'intention de faire du corps la source de la raison, par la beauté. Le théâtre ne peut, d'un point de vue radical, pas se suffire à être de la littérature.
La littérature émerge du langage. Elle est le langage travaillé pour la justesse de la pensée.
Le langage émerge du théâtre. Il est la transcription du mouvement invisible d'un corps vers la part sociale de l'être. Il est un commentaire qui informe sur les subjectivités. Le langage amène le contexte de l'imaginaire depuis l'état d'un corps, il commente pour enrichir l'interprétation, pour propulser l'absurde dans l'intelligible. Au théâtre plus que dans le réel, le langage est un commentaire qui n'a comme intérêt que de définir l'univers et le contexte que la dramaturgie habite.
Le dramaturge écrit des drames, et le drame, c'est l'histoire qui s'articule dans les interactions invisibles des êtres portés par leur musicalités.
Le dramaturge démiurge
La poésie est dans l'impensable.
Le dramaturge est second rôle