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Tout se confond dans une sensation inouïe : Je suis vivant

L’abstrait a créé le néant. Le néant crée le rythme. Le rythme suinte le champ. Le champ est l'avenir. L'avenir est la trace du passé.
L’intrication crée l’absurde. L’absurde crée le paradoxe. Le paradoxe créent l'absurde. Ensemble ils dansent ces dimension qui m'intriquent
Dans un monde coloré,
Où quelque part, au fond de moi,
Tout est intriqué.

C’est la naissance intriquée de l’absurde et du paradoxe comme lois fondamentales d’un univers fait de mouvements insaisissables et qui me définit. C'est la naissance d'un monde mouvant où "Je" est insaisissable hors du sentiment de beauté. 
L’absurde est le mouvement qui a quitté la tension chaotique de l'abstraction,
Qui a fuit le seuil des possibles pour traverser le concret dans un cosmos où le rythme ne se vit que dans les intervalles. 

L'absurde est mon organe matriciel, il est l’intrication vectorielle séquencée hors espace temps par l’abstraction de l’abstraction, il est la simultanéité des opposés et des inverses dans la définition solénoïdale de leur mouvement.

L’absurde est la matière première de ce poème créé dans le champ de mon vivant, au plus loin du chaos, où chaque mot s’intrique pour rendre la musicalité d’une pensée rendue dans l'intervalle de mes organes.

L’abstraction de l’abstraction s’est dissout dans le rythme pour libérer l’absurde dans ce qu'il a de plus concret. 

L’absurde est une lumière, un champ.
L’absurde est la forme d’organisation par les invisibles impensables d’un mouvement réalisé dans le référentiel des dimensions intriquées et tirant vers leur synchronisations en interférence de mouvement. 

L’absurde est la manifestation cinétique de l’intrication dans un univers où tout n’est qu’interactions d'invisibles et d'inconcevables, dans l'interaction mouvante des intrications, 

Là où mon corps,
Heureux et rieur,
Constate 
Que mon mouvement est fait de ces interférences. 
Je suis l'erreur originel de ma pensée. 
Et c'est un soulagement.

Il devrait exister un mot, dépourvu de mystique, qui désignerait la forme d’un univers où tout est intriqué quand nos esprits entraînés auraient enfin touché la naïveté à être. 
Ce mot ne peut qu'échapper au langage. Il est le bruit d'un brouhaha dont la douceur ressemble à la caresse d'une étoile. 
Cette étoile en moi, cette 
Trace du cosmos. 

J’ai investi l’intrication dans l’espace tensoriel et absurde du cosmos.
De cette expérience,
Force est de constater que
Je suis vivant.

C’est ainsi que l’être humain a désiré le théâtre :
Pour tenter sa cohérence
Avec le cosmos,
Dans un simple désir d’intrication
À se regarder
Et se laisser
Affecter.

Je ne veux plus résoudre les problèmes.
Je veux les jouer,
Les vivre, les acter encore et encore, parce que 
J'aime manifester que 
Je suis vivant,
Et c'est ce que je suis.