L'espace transitionnel et l'hyper-responsabilisation de l'acteur
Être acteur, c'est être en mesure d'acter ma présence.
Ce n'est pas une petite chose.
L'acteur n'est pas une idée. Il est fondamentalement lui-même quand
Le masque n'est qu'une illusion auau, et dudu, public.
La magie opère quand l'acteurmon cor est son propre représentant et quandque etles masques pensifs changent mes musicalités.
Parce qu'ilque estje suis déjà cette chose plus grande que lui.moi. IlJe n'aai pas à jouer autre chose quequ'avec ce qu'ilque est.je suis, pas autre chose que le cor universel de mon "Je".
L'empathie repose sur l'universalité d'un "Je". L'acteurC'est doitle paradoxe narcissique d'un jòi qui nous intrique tous.
Je dois jouer à être vivant depuis sama propre vitalité, depuis samon propre joie,jòi,
Sans tricher, sans fuite,coindeta, avecmais justessedans la mezura de mon esmai et sincérité.de
(talan.
Mon masque concave est la musicalité d'un pantais,
Le masque n'convexe est que l'accessoire mécanique
De l'histoire du public.
C'est parce que leje publicsuis en force de proposition empathique, InfligeQue àl'histoire sase compréhensionchange naturaliste.)en drame.
Si je fuis les invitations, si je responsabilise autre chose ou ailleurs, Si jeJe ne jouesuis pas dans mon rôlecor dejoueur référentet à moi-mêmepolymorphe alors
J'empêche ma présence mouvante et j'empêche
L'interaction nécessaire aux équilibres dramatiques.
Si je joue autre chose que mon cor, je suis incapable de subjectivité, je ne suis plus en mesure d'interagir dans l'invisible, je suis incapable au jeu.
Être acteur c'est me responsabiliser de ma présence, etprésence dans l'identification précise de mes mouvements invisibles, Desdes processus hors espace-temps qui se superposent dans l'orchestre diapason de mon corps.cor,
En plus concis.
Je dois m'identifier à mon ressenti,
Parler au nom de mon ventre.
Je suis cette chose irradiante
Qui néenaît dans mon ventre.ventre
Impensable d'intrication.
La difficulté est immense et demande une grande sagesse,et sage naïveté, et une habitude à celle-ci.
Je suis humain, j'ai une part sociale, source de nombreuses blessures humainespensées qui me dissocient.
Cette part sociale, je n'en maîtrise rien. C'est mon humanité qui en dessine les contours.contours en m'attribuant une image. Je ne peux pas être cette image qui m'est attribuée par autant d'extériorités.
De la même façon,
Je peux ne pas me préoccuper de mon masque. Il est attribué par le contexte, et le désir silencieux d'un public.
Ce même public qui a toujours préféré voir ce qu'il pouvait, plutôt que voir ce qu'on lui montrait.
C'est sa liberté, et sa raison d'être.
La raison d'être du public, c'est de voir ce que bon lui semble.semble, dans le mouvement d'une empathie. L'acteurJe ne doitdois pas montrerjouer lamon lectureimage, qu'ilma pensecoindeta, demon lui-même.ego, parce que c'est un masque et non un cor. Ce seraitC'est une fuite poétique, et une aberration.
Être responsable, c'est une joie et une liberté
De trouver une vérité concrète et une autorité certaine par sa seule présence.
Se responsabiliser de son cor, c'est l’engouement qui fait les beautés.
Être acteur ne peut,peut enpourtant réalité,pas n'être que la part organique et joyeuselyrique mise en mouvement.mouvement,
Et dans l'abstraction de toute pensée, de toute volonté.
Mais cette volonté pensive est un masque, non un cor.
Je dois résonner mon cor avec le cor invisible de mon masque.
Tout le reste est tentation d'être autre chose, dans un cruel ailleurs où ce qui est acté est
Autre chose que moi-même.
Je dois être entier et là et responsable . C'est à dire
Que je dois être dans ma complexité inconsciente, dans un contexte habité et dans mes attributs. C'est à dire
Que je ne dois pas être ni une idée ni ailleurs ni dans la transposition de mes responsabilités vers un ailleurs.
Mon cor n'est ni une image ni la raison ni la vérité ni un balai ni un rêve ni un statut ni un acteur ni un cheval ni un ours ni rien d'autre
Qu'une subjectivité, faite des pluies d'esmai et de talans orgasmiques, dans un jardin aux nuits universelles.
Je ne confierai jamais la responsabilité de mon jeu,
À une cigarette.
Je suis le référent de ma présence, en qualité vive d'être libre.
Ces espaces transitionnels sont polymorphes et redoutables pour l'acteur au théâtre. Il faut apprendre à les repérer pour toujours être en mesure de recouvrermon son incarnation.cor.
Être sur une scène c'est se sentir concerné et se responsabiliser chaque instant, de tout, Absolument et jusqu'à l'ivresse.