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La trace concrète transforme l’environnement, fin d'un cycle subjectif par le processus du vivant

Mon corps diapason est entré dans une saturation. 
Dans mon intériorité, j'ai accueilli les musicalités et,
Portées dans l'explosion d'une émotion, j'ai réagi. 

L'intériorité musicale s'est diffusée dans mon cor, 
Par elle je suis devenu et par elle j'ai pu 
Acter 
Ma présence,
Dans le drame cosmique du vivant. 

L'inconnu infini qui m'habitait, 
L'infini inconnu qui m'habitait, 
L'infini sensoriel mis en pantais par les musicalités régentes, cet 
Irréfutable inconnu qui me nourrissait, qui me devenait 
Et 
L'infini littéral des physicalités, 
L'infini mouvant des champs de champs de champs, 
L'infini si engageant des possibles rendus possibles, 
Tous ces infinis confondus et intriqués dans la musicalité subjective de l'être essentiellement vivant 
<-|-> 
Ont rebondi. 
->∆<- 
Et dans le paradoxe tensoriel absurde du corps illimité, 
Dans les mouvements invisibles et croisés des musicalités enchevêtrées, 
Dans le vecteur mouvant de la subjectivité responsabilisée, 
J'ai produit
Une trace. 

L'acte est une trace.

Une trace indépendante, sans corps, autonome, sortie et laissée,
La trace d'une intériorité portée au concret,
L'acte d'un être maintenant délesté vers 
L'équilibre symphonique du cosmos.

La trace est le monde rendu au monde après que ce monde eut été 
Négocié dans 
L'exercice du mouvement. 
Pour le vivant, la trace est la manifestation visible 
D'une résolution.

Pour le vivant la trace est le processus bouclé
D'un être qui aura perçu puis réagit puis 
Transformé
Son environnement
Pour mieux danser avec lui

Dans le bain lumineux del jòi. 

La trace créée change instantanément la musicalité du lieu, et au-delà du lieu, elle redéfinit le contexte, le réinitialisant presque. 
Mon être est alors invité à reprendre son rôle de présence sensible, au moteur d'affects. 
En transformant son environnement par la trace, 
Je transforme mon corps perceptif et définis 
Le processus du vivant comme un mouvement cyclique, une danse qui, dans le mouvant seul, 
Permet mon intrication au monde et me permet 
D'être pleinement, comme
Un poète lucide. 

Je pense à Socrate, 
Qui acta sa mort plus que son suicide, 
Transformant son cadavre 
En vérité crue 
Vers l’immortalité. 

Ce mouvement d'interaction entre l'être et la musicalité du monde,
C'est l'intention mystique
D'une joie dionysiaque
Dont personne ne saura jamais
Si elle est l'œuvre de l'être, ou celle du cosmos.

Quand mon cor impensable, 
Entre en résonance avec le monde tensoriel de physicalités polymorphes et 
Qu'il en devient un référentiel intriqué,
Responsable, engagé, 
De son histoire, de 
Son avenir, 
C'est 
Mon incarnation qui joue son drame. 

L'histoire n'est pas faite d'évènements elle 
Est faite de traces rendues images et nourries d'invisibles. 
L'histoire est l'empreinte sensible, le drame est l'empreinte invisible, 
L'avenir est son mouvement. La mémoire est son avenir. Le présent est l'intervalle à habiter
Par le jeu, et dans la mezura del cor. 

Le drame est une question, 
L'avenir son interrogation. 
Ensemble, ils invitent l'utopie, 
Où m'attend lo jòi.

Chaque trace est un instant 
Ou l'utopie se dévoile, où 
La lucidité s'opère
Hors des dimensions plates. 

L'utopie des traces est 
Mon identité dramatique
Enfin dépossédée 
De ma singulière identité. 

La trace porte en elle 
La mémoire, 
L'événement, la manière, 
Le mouvement, 
L'histoire, 
La cause et la conséquence, 
L'avenir et son drame. 
C'est ainsi que 
Chaque trace porte en elle 
Une dramaturgie. 

La dramaturgie au théâtre c'est 
Deux êtres qui entrent en résonance. 

Quand deux êtres portés dans leurs musicalités mouvantes 
Se rencontrent et 
Dansent, 
C'est cela 
La dramaturgie. 

Quand deux êtres accordent leurs musicalités c'est cela 
La dramaturgie.
Quand deux êtres partagent l'enjeu commun du cosmos c'est cela 
La dramaturgie.

L'amour sans nom, et partout,
C'est cela 
La dramaturgie. 

L'impossible repos dans le mouvement inarrêtable
Des champs impensables, c'est cela 
La dramaturgie. 

Ne pas être autre chose que le devenir ensemble 
Par la loi sacrée des traces et des actes lyriques, 
Ces régurgitations del jòi qui viennent nourrir 
Les imprévisibles qui restent à vivre, 
C'est cela 
La dramaturgie.

Le théâtre est cette discipline artistique qui trouve, 
Par les traces invisibles des actes, 
L'harmonie de toutes les singularités humaines
Sous l'égide d'une musicalité cosmique.