La trace concrète transforme l’environnement, fin d'un cycle subjectif par le processus du vivant
L'être diapason est entré dans une saturation.
Dans mon intériorité, j'ai tendu les musicalités et
Dans l'explosion d'une émotion, j'ai réagi.
L'intériorité musicale s'est diffusée dans le corps pour
Acter
Ma présence
Et en cela
Je suis vivant.
L'inconnu infini qui m'habitait,
L'infini inconnu qui m'habitait,
L'infini sensoriel mis en pantais par les musicalités régentes, cet
Irréfutable inconnu qui me nourrissait, qui me devenait
Et
L'infini littéral des physicalités,
L'infini mouvant des champs de champs de champs,
L'infini si engageant des possibles rendus possibles,
Tous ces infinis confondus et intriqués dans la musicalité subjective de l'être essentiellement vivant
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Ont rebondi.
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Et dans le paradoxe tensoriel absurde du corps illimité,
Dans les mouvements invisibles et croisés des musicalités enchevêtrées,
Dans le vecteur mouvant de la subjectivité responsabilisée,
J'ai produit
Une trace.
L'acte est une trace.
Une trace indépendante, sans corps, autonome, sortie et laissée,
La trace d'une intériorité portée au concret,
L'acte d'un être maintenant délesté vers
L'équilibre symphonique du cosmos.
La trace est le monde rendu au monde après que ce monde eut été
Négocié dans
L'exercice du mouvement.
Pour le vivant, la trace est la manifestation visible
D'une résolution.
Pour le vivant la trace est le processus bouclé
D'un être qui aura perçu puis réagit puis
Transformé
Son environnement
Pour mieux danser avec lui
Dans le bain lumineux del jòi.
Une trace créée change instantanément la musicalité du lieu, et au-delà du lieu, elle redéfinit le contexte, le réinitialisant presque.
Mon être est alors invité à reprendre son rôle de présence sensible, au moteur d'affects.
En transformant son environnement par la trace,
Je transforme mon corps perceptif et définis
Le processus du vivant comme un mouvement cyclique, une danse qui, dans le mouvant seul,
Permet mon intrication au monde et me permet
D'être pleinement comme
Un poète lucide.
Ce mouvement d'interaction entre l'être et la musicalité du monde,
C'est l'intention mystique
D'une joie dionysiaque
Dont personne ne saura jamais
Si elle est l'œuvre de l'être, ou celle du cosmos.
Quand mon cor impensable,
Entre en résonance avec un monde tensoriel de physicalités polymorphes et
Qu'il en devient un référentiel intriqué,
Responsable, engagé,
De son histoire, de
Son avenir,
C'est
Mon incarnation qui joue son drame.
L'histoire n'est pas faite d'évènements elle
Est faite de traces rendues images et nourries d'invisibles.
L'histoire est l'empreinte sensible, le drame est l'empreinte invisible,
L'avenir est son mouvement. La mémoire est son avenir. Le présent est l'intervalle à jouer.
Le drame est une question,
L'avenir son interrogation.
Ensemble, ils invitent l'utopie, Où m'attend lo jòi.
Chaque trace est un instant
Ou l'utopie se dévoile, où
La lucidité s'opère
Hors des dimensions plates.
L'utopie des traces est
Mon identité dramatique
Enfin dépossédée
De ma singulière identité.
La trace porte en elle
La mémoire,
L'événement, la manière,
Le mouvement,
L'histoire,
La cause et la conséquence,
L'avenir.
C'est ainsi que
Chaque trace porte en elle
Une dramaturgie.
La dramaturgie au théâtre c'est
Deux êtres qui entrent en résonance.
Quand deux êtres portés dans leurs musicalités mouvantes
Se rencontrent et
Dansent,
C'est cela
La dramaturgie.
Quand deux êtres accordent leurs musicalités c'est cela
La dramaturgie.
Quand deux êtres partagent l'enjeu commun du cosmos c'est cela
La dramaturgie.
L'amour sans nom, et partout,
C'est cela
La dramaturgie.
L'impossible repos dans le mouvement inarrêtable
Des champs impensables, c'est cela
La dramaturgie.
Ne pas être autre chose que le devenir ensemble
Par la loi sacrée de la trace mouvante c'est cela
La dramaturgie.
Le théâtre est cette discipline artistique qui crée les traces invisibles
Pour accorder les singularités du monde
Sous l'égide d'une musicalité cosmique.