La pensée, grande absente du processus du vivant
Penser n'est pas raisonner,
Penser n'est pas réfléchir,
Penser,
C'est chercher une phrase.
Penser, c'est agencer les mots qui ont été apportés par ma phantasia,
C'est transposer ma cogitation, mon cossir, dans la dimension du langage,
C'est l'outil qui permet de mettre le cossir dans le monde des idées,
C'est la transduction d'un sentiment vers ma dimension sociale.
Ma parole contient le sujet pensé de mon état, et la voix qui porte la couleur lyrique de mon inspiration.
Penser dans la mezura, c'est dissoudrepenser depuis le cossir. C'est agencer les mots selon des règles entendables, depuis la source organique du cor.
Le comédien trouve cette source pour donner la couleur de son texte.
Mais parce que le mot peut être le reflet d'une trouvaille du cor,
Et qu'il peut aussi être un outil, alors penser
Peut être tout autre chose.
Le cheval peut être fumant de rosée,
Il peut aussi être la tête d'un trait.
Penser dissout l'invisible dans l'entendement, C'estQuand faireje pense je fais disparaître le concret pour le rendre à la dimension humaine des fictions, PenserQuand c'estje disparaîtrepense je m'oublie du présent pour seme rendre dans l'espace construit des utopiesrègles humaines,de mon humanité,
Penser, c'est un vecteur de désincarnation.mes désincarnations.
Si ma voix ne vient pas corriger son absence dans ma parole, si ma parole n'est que l'image d'une pensée coupée de sa source organique,
Alors
C'est une pensée qui fait abstraction du cossir, abstraction de ma subjectivité,
C'est une pensée qui révèle plus la nature de ma culture que mon implication en elle.
L'acteur joue sa littérature dans le théâtre de sa culture.
Penser, c'est la préméditation de la parole, c'
C'est l'anthropomorphisme automatisé de l'mon esprit humain, cet humain qui
Se cherche une identité pour mieux se fondre dans le groupe,groupe cetde son humanité,
Cet humain Obsédéobsédé par sa singularité devenue solitude et qui parfois
Se réfugie dans l'outil social de la pensée pour se résoudre et
Sans succès, IlJe persévère et pense et, sans succès, ilje seme pense et seme perdperds hors de sonmon organe et loin de mon jardin et
Sans succès, IlJe estsuis dans sama pensée, hors de lui-moi-même et incapable d'être cetcette autre chose que les autres, ilmes autres, EstJe suis hors de lui-moi-même, ilje EstSuis les autres quand IlJe pense,pense ilet estj'écris.
Je suis les autres en lui-moi-même et les autres sont
Cette pensée à la typique voix synthétique des autres, des
Des autres camouflés dans cette corde intérieureintérieure, ildans estma corde et mon trait de cheval ouvrier. LeJe suis le corps social abstrait en lui-moi-même quand ilje pense quand Ilje pense ilje cherche une phrase comme ilje cherche
À seme résoudre dans SonMon humanité hors sol.
L'êtrePenser n'est pas réfléchir.
La coindeta est ce souci qui se résout hors du corps, c'est une pensée au cor éteint,
C'est une pensée qui révolte mon cor au jardin sous cloche.
Je pense sans réfléchir pour seme résoudre dans sonmon humanité hors sol et par sonmon humanité abstraite. Il
Je estme condamnécondamne à être SonMon propre pléonasme.
La pensée est la blessure humaine du pléonasme chirurgical.
Un cheval sous une cloche fulmine.
Penser est le propre d'un être social. L'actel'outil de penserl'être social, des humains des abeilles des loups des poules des fourmis des corbeaux des orcs des bonobos des économistes des politiques des troubadours des poètes des dictateurs des amants des chevaux...
Penser me plonge celui-ci dans une dimension ou le corps social et ses logiques prennentvoilent mon cor de la cloche métallique des dissociations.
Je regarde cette cloche depuis le dessusciel et vois mon visage couvrir la voûte.
Je sais que derrière, un cheval rue sur le corpsportrait intime.métallique de sa voûte.
C'est la pensée qui a créé le théâtre, quand elle est devenue la norme et qu'il a fallu recouvrer la nature du cheval, et celle du ciel de son cor.
Dans le "processus du vivant",
Je ne peux que constater la manifeste absence de la pensée.pensée Laet donc son rôle en marge du vivant.
Ma pensée est leun processus mental qui apprend et agence lesmes représentations acquises pour les rendre au langage. LaMa pensée est intimement liée auà langagema langue et à ses logiques. LaMa pensée est liée aux logiques lexicales, grammaticales, syntaxiques de lama langue, ainsi que toute lasa culture associée à cette langue.associée.
Penser, c'est embrasser les logiques d'une culture et d'unede formeson d'humanité.
Une langue porte en elle sa culture
Parce qu'elle en est sa pensée.
Mon expérience organique crée mes souvenirs. Les souvenirs, collectés dans mon imaginaire, sont amenés à mon esprit par la phantasia qui, par la contextualisation et la similitude des rythmes, trie dans cette mémoire pour faire émerger les images les plus probablement utiles à mon esprit. Ces images visuelles, olfactives, émotionnelles, auditives et plus encore, sont desles spectres sensitifs.sensitifs d'une pensée. Dans ces images certaines peuvent être des mots mais à ce stade elles restent des sons associés à des entités concrètes et restées organiques.
Il y a un cheval dans mon corps.
Ces images sont encore des spectres sensoriels concrets. Lorsqu'un corpus d'images et de mots est ainsi isolé et rendu disponible à ma pensée,pensée. celle-Celle-ci cherche dans sa logique structurelleculturelle la meilleure façon, la façon la plus juste,utile, d'agencer en phrase les éléments du corpus pour les offrir à l'entendement : C'est cela la pensée.
Je suis un cheval.
LaMa pensée n'est pas un outil initialement voué à réagir,réagir à un jòi, mais à communiquer.communiquer Ainsi,à simes autres.
Lo jòi a toujours préféré les chants.
Le personnage de théâtre ne parle pas pour jouer, mais pour revendiquer son cor dans la machine historique.
La pensée est le mécanisme qui tente de reproduire le processus du vivant dans la dimension sociale de mon humanité,
Chaque organe de ma pensée est une manifestation langagière d'une fonction dans le processus.
Ma phantasia est l'hologramme de mon esmai, aux couleurs du pantais.
Mon cossir est la confusion de mon sentiment.
Ma volonté décide dans mon talan.
La phrase est la fleur émotionnelle de ma pensée.
Mes dires sont le geste, ma parole est unel'acte réactiondans l'invisible qui porte en elle la couleur de mon jòi
Ma coindeta est mon objectivité qui cherche à entrer en moi.
J'ai frappé la pensée,cloche penserdans la cymbale de mes sabots. Le masque est l'équivalenttombé duavec sentiment,son etciel. laLo parolejòi undans équivalentmes hennissements de l'émotion.force Ellelibre. est
La pensée dépend d'un affect hors du corps, et pour autant sa mécanique traverse le corps en amont dans son intimité la plus profonde.
Celui qui sait danser pour joindrefaire lecorrespondre corpsson cor et lasa pensée est
Est le poète désirable et souhaité.
Moi ça m'est égal, je suis un cheval. Je galope.
Si penser c'est chercher une phrase, écouter une parole est penser à rebours. Penser est une dynamique active, ou majeure, alors qu'écouter une parole est une dynamique passive, ou mineure. Écouter est une transe légère où la pensée est confiée, où la parole entendue fournit les images d'un ailleurs et dupe l'inspiration.inspiration pour fusionner les cors. Écouter, c'est devenir l'autre dans l'invitation de sa parole, et par la magie de sa pensée.
La pensée trouvée dans le lyrisme del jòi trouver en elle toutes les ressources hypnotiques vouées à cette fusion.
Transposer le lyrisme del jòi dans la voix qui porte la pensée, c'est enraciner l'interaction dans le drame incarné.
Je suis un cheval dans ton jardin.
Ma pensée nes'affecte participed'une autre pensée qui m'amène dans mon cor pour en rien à ma perception, parce que dans ce cas elle ne fait que transformer la réalité pour l'accomoder à ma pensée.Pour penser il faut entendre sa phantasia, qui amène les images, et puis l'éteindre, éteindrefaire le corps.théâtre d'un autre cor. La pensée aest besoinun vecteur d'unempathie. corpus
La strictpensée d'imagesque phantasméesj'entends pourdans êtreparole renduetrouve pertinenteen etmoi la phantasia doitet ensuiteanime êtremes verrouillée,images dans la texture des voix j'ai pu faire danser des images d'un autre cor, dans le tempsthéâtre de lamon pensée cohérente. Une idée ne peut être formulée que si elle est isolée des autres idées, que si elle n'est pas mélangée à d'autres idées, d'autres phrases. Une "pensée automatique", à l'image d'une écriture automatique surréaliste, échapperait à tout code du langage et deviendrait de fait inintelligible et inefficace aux esprits pragmatiques qui portent peu d'intérêt à l'invisible.cor.
Je suis la pluie de sabots sur ton jardin.
PourQuand penserje efficacementsuis il faut donc couperdans la pensée logique, dans la résolution sociale d'une absurdité organique, je vis ma coindeta, mon souci d'humaniser la présence de mon ours, le faire passer pour un cheval de trait.
Alors j'éteins ma phantasia, éteindre lemon corps, le temps de penser.penser au-dessus des cloches.
C'est ainsi que lama pensée fuit le processus qui icime définit lefait vivant et c'est ainsi qu'elle devient, de fait, ici, indésirable auà travailmon statut d'acteur. Quand je parle pour expliquer, commenter, renseigner, corriger, résoudre, je ne suis pas en train de jouer le drame, mais l'acteur.histoire. UneAlors expressionj'épure épuréema pensée de sa pensée est épurée des codes du langage, et desses codes qui dessinent lama culture.culture, Cede typetoutes d'expressionces libèreimages qui sont le corpslieu etcommun devientde toutes les pensées. J'épure jusqu'à n'être qu'une forme de hennissement, de grommelot, de baragouinage, d'onomatopée directement sortie du canal del jòi, pleinement axé dans la mezura du drame. Puis je deviens expression corporelle seule. EnLangage secorporel débarrassantdu ainsirésonnement del jòi. Les mots surgissent comme des images qui sont le trame de mon expérience d'intériorité. La mezura de la pensée,parole l'acteurdéterminera le jeu burlesque ou dramatique.
Le bruit des cymbales est enmon mesurerêve d'acterde la justesse des états, et ainsi il validePar la beauté, La raison des corps.cheval.
La pensée participe à la musicalité du corps, en ce qu'elle l'éteint.
La voix
Est la parole épargnée, elle
Est le mot universel et dont la justesse
Dépasse son porteur.
La voix de la parole, c'est ce qui peut tenir mon cor dans mon humanité.
Depuis un autre référentiel, la pensée permet une coordination des corps par le biais intelligent de l'empathie. En effet le mot "cheval" peut provoquer des sensations liées à la présenceL'ensemble d'un chevaltexte maisCettecrée formela d'empathie, ce mouvement collectif abstrait, ne sera jamais rien d'autrefiction, qu'unil jeufaut de dupe. Inspirée d'une perception faites d'illusions plus créées que trouvées, l'affect aura été dupéhabiter par unma imaginaire rendu collectif et devenu, par essence, une fiction. La fiction porte en elle autant de ferveurs que de risques. La pensée, par flemme, est en mesure de créer les normes invisibles et désaffectées, portant des cultures entières, des sociétés entières, vers des comportements inadaptés à leurs conditions réelles. C'est ainsi que penser devient un piège pour l'acteur qui, en se laissant diriger par des logiques sociales que le langage inclut, sera dans l'incapacité de jouer autre chose que les idées convenues, conventionnelles et surtout, prévisibles. Son intimité ne sera jamais sollicitée, épargnant son auditeur, son public, de tout lyrisme pourtant essentiel à cette forme de vérité qu'est la beauté. voix.
Dans ton jardin mon ombrerêve hennissantehennissant de cheval.
IlPenser faut pourtant admettre que la pensée dans notre culture occidentale prend le pas sur la raison et la réflexion. L'action volontaire semble gagner une autorité indéniable sur des réactions nourries d'affect et d'évidence et Former un comédien aujourd'huiobjectivement est un travail où la déconstruction est une dynamique constante et délicate. Personne ne peut considérer qu'il y eut des négociations culturelles conscientes et investies pour acter le remplacement du vivant par la pensée. Et pourtant cette révolution tragique a bien eu lieu. Dans les cours de théâtre, toute forme de cours de théâtre, il saute aux yeux que la principale correction à apporter massivement est de désapprendre aux élèves à se laisser régir par leur seule pensée. Ils respirent dans leur tête, ils éprouvent dans leur tête et avec des logiques implacables, les voix sont sifflées, chacun de leurs muscles est asphyxié et tendu dans l'étouffement de leur propre corps.Penser est culturellement devenu une action glorieuse, suffisante et identitaireculture, au point qu'elle a su évincer l'autorité de ce qu'éprouver pouvait représenter. Penser dans la juste transposition du vivant est souvent le fruit d'une déconstruction. Cette déconstruction suggère de retrouver son référentiel du cor, à la place d'un référentiel où l'identité est le mouvement de sa pensée.
C'estJe ainsisuis qu'auun cheval avec des ailes.
Au théâtre, initialement, la pensée aest été déléguéeconfiée au dramaturge, libérantqui organise l'histoire et accueille le drame. L'acteur de cet obscur fardeau. C'est ainsi quelibéré ledu dramaturgelourd doitfardeau garderde ensa têtepensée, queet peut maintenant jaillir de tout son rôlecor n'estvivant pas de produire dedans la pensée,verticalité maisdes sespectacles servir d'elle pour servir lui-même d'autres forces, plus théâtrale. Il doit être musicien avant tout, pour faire danser ses comédiens rendus légers et organiques.vivants.
Un cirque de cheval ailé dans un théâtre.
Avec de l'observation et de l'entraînement, par l'écriture et l'analyse, est tout à fait possible d'observer en soi-même les mécaniques de la pensée.pensée, C'estpour cejouer avec, plus que jeles me propose de tenter ici afin d'en approfondir l'exploration et tenter de trouver le lien que la pensée peut entretenir avec le vivant. subir.
Pégase est mon oiseau.
Je pense à Zeus,
Qui retrouva en Pégase et
Les bruits métalliques de ses sabots sur les nuages,
Les berçantes cymbales du Mont Ida.