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J’abstrais et dérive le tenseur du cosmos

J’abstrais mon humanité, mon histoire, mon avenir.
J’abstrais la flore, la faune.
J’abstrais chaque chose,
Le soleil et la lune.
Le sol, les étoiles et les vents,
J’abstrais encore
Et encore j’abstrais
Jusqu’à éteindre la lumière de ma mémoire
Jusqu'à ce qu'il fasse nuit,
Nuit sur la nuit et nuit encore.

J'abstrais tout ce qu'il m'est possible de creuser.

Au terme apparent de ces abstractions, sous le chaos lui-même,
Bien avant l’espace et le temps,
Il y a le néant ce
Nulle part omniprésent. 

Je le vois, là-bas, sous ses dernières ces guirlandes que j’émiette encore. 

Phantasier le N2ant, ce n'est pas le fantasmer.
Je dois maintenant disparaître également, je dois m'éteindre et éteindre ce théâtre,
Il me faut abstraire ma pensée et son référentiel, devenus présences indésirables. 
Je dois être autre chose qu'un poète flottant dans son ether vidé.
Je dois sentir le trou du trou noir cosmique des abstraction jusqu'à trouver ce qui reste, 
Je veux voir le mouvement nu de l'intrication.

J'ai abstrait avec et 
Mon esprit meurt dans son projet... 

. . . . .

Je me réveille, la vie lourde, 
Voici ce que j'ai trouvé : 

Le néant est incommencé.
C'est une situation abstraite où seulement un incommencé est probablement là, et que le temps et l’espace n’existent pas encore.
Le néant était donc l’incommencé et l’infini intriqués. Le néant n'était qu'absurdité, une instabilité potentielle suffisante pour que l'incommencé soit initié avant même sa dimension.
Le néant un mouvement, il est le mouvement sans espace et sans objet, sans espace, ni objet, ni temps, ni rien.
Ce néant est le mouvement primordial dans la direction de l'abstraction avec. 
Le néant est incommencé et il est donc infini.
L’infini et l’incommencé sont naturellement intriqués. 
Ils sont les deux sens d'une même direction. Ils sont un mouvement seul, le mouvement pur, débarrassé de ses dimensions.
Le néant est le mouvement abstrait pur d'un incommencé infini, d'un incommencé et d'un infini coincés l’un dans l’autre par la danse intenable des présences hors dimension. 
L'incommencé infini est infini.
Il y a maintenant un intervalle. 
Il est un intervalle sans espace ni temps entre un incommencé originel face à son infini potentiel. 
Cet intervalle est maintenant une densité, c’est la densité des probables sans espace ni temps.
C’est une densité mise en tension par l’absence d’espace-temps. Une densité comme mouvement. 
Dans l'intervalle l'incommencé et l'infini se confondent dans leur champ. 
Le danse sinusoïdale de l'incommencé et de l'infini cherche l'axe fuyant de leur solénoïde. 
L’infini et l’incommencé sont une polarité mouvante, un rythme abstrait dans la potentialité de leurs probabilités.
C’est la dimension zéro dans le rythme de l’intrication primordiale. 

Le néant est devenu un espace entre deux mouvement abstraits 
Le rythme, c'est quand une même chose est double, et que ce doublon a permis une variation. 
Le néant est le mouvement du rythme du cosmos sans objet ni espace ni temps, 
Parce qu'ici l'incommencé est infini et que l'infini est incommencé. 

Le rythme crée une précision abstraite comme une propriété suffisante.
Cette précision donne un corps au néant. C'est la première idée inconsciente du néant. 
C'est une précision abstraite infime qui emplie tout le néant omniprésent et abstrait.
C'est ici seulement un rythme, mais il est aussi l'ensemble de l'incommencé et de l'infini.
il est un battement de temps sourd et unique inconcevable interminable et qui n'a jamais été.
C’est ce que je peux imaginer quand je tente d’imaginer un néant sans corps, sans espace ni temps.
Le néant comme champ de possible entre un incommencé et un infini qui se disputent une direction,
C’est un champ. 

J'ai vu le néant rebondir sous ma pelle. 
J'ai vu le néant rebondir sur lui-même et s’échapper dans le champ de son absurdité. 
J'ai vu le néant intriqué à lui-même et devenir son propre rythme pour s'échapper dans un champ. 
J'ai vu l'intrication œuvrer dans son paradoxe des sens, dans son paradoxe des mouvements. 
J'ai vu l'origine dans le mouvement nu de l'intrication. 

L’infini plus un est encore l’infini. L’infini n’est pas une fonction, il est un mouvement.
L'infini est intriqué à l'infini plus un, comme l'incommencé est intriqué à l'infini. 
L'incommencé est un infini moins un qui n'a jamais été distingué de son intrication avec l'infini. 

Je découvre alors que l’intrication est la propriété des sinusoïdes dans l'axe qu'elles laissent deviner, 
Que l'intrication est le mouvement qui s'intrique à lui même pour créer le champ de la première dimension.

Je découvre que mon esprit est un champ pour mon corps et que leur lutte est ma danse matricielle.

Quand plus rien ne prend sens, quel intérêt d’attendre la vérité.
Ma danse pense que les vérités sont des pas, seulement des pas.
Mon pied se lève. 
Je suis un rythme, 
Que je danse.
Je suis vivant. 

Je lâche ma pelle des abstraction et je danse l'intrication dans le rythme du big bang. 

L’intervalle est une densité rendue exponentielle par la nature rythmique de l’intrication des infinis dans le champ de leur saturation. 
Le champ d'intrication rebondi sur les infinis et trois nouvelles dimensions jaillissent, avec elles autant de rythmes qui s'intriquent et résonnent dans de nouvelles dimensions, de nouvelles échelles, de nouveaux incommencé et de nouveaux infinis. 

Mon seul talent n'aura jamais été
Que d'avoir trouvé le néant
Et de l'avoir vu rebondir.

L’incommencé et l’infini ne sont encore que les avortons du temps et de l’espace pensés. Ils se ressemblent comme deux fœtus et grandiront comme deux jumeaux. Ils sont distincts et intriqués comme Dionysos et Apollon dans la naissance d’une tragédie.

L’espace est la trace du temps et le temps est la trace de l’espace. 
Les dimensions tissent des rythmes comme le cosmos se tisse un espace. 

Ma mort et ma pensée sont sans espace ni temps. 
Mon corps le savait. 
Ma pensé bègue, pour appartenir à la musicalité du monde. 

L’incommencé s'est réfléchi dans l’infini et tout deux sont entrés en résonance. Le néant était, incommencé, ce rythme d’un seul battement à la symétrie impeccable et intenable. Une tension jusqu’au seuil du possible, qui attendait sa propre saturation comme une maturation. L'infini et l'incommencé ensemble étaient un corps d'intrication. Ce ressac sans espace temps était un champ stationnaire et un vecteur nul au zéro dynamique.
Puis, au même endroit, l’infini se réfléchissait dans l’incommencé, d’un battement intriqué au premier. Leur résonance fut la saturation d’une autre dimension, un nouveau champ, cogné sans espace ni temps le premier champ.
Deux champs qui se cognent distordent une nouvelle solenoïde et créent le potentiel d'une première énergie.
L’infini et l’incommencé ont ensemble créé le vecteur d’une nouvelle dimension.
Là où leurs champs se touchent venait d'apparaître, 
En moi,
La première trace du temps, une unité d'espace.

Une présence,
Puis un référentiel et enfin
Le mouvement d'une forme.

Lorsque deux champs de même dimensions se croisent, ils s'embrassent, s'aiment, s'intriquent et deviennent une présence.
L'espace est un champ de champs.
Le temps est un champ de champs dans une dimension synchrone.
Ensemble, ils créeront d'autres champs.

La dimension primordiale a trouvé son accélération. Elle devient une cascade de champ, puis de dimensions puis de
Champs-dimensions dans une cascade cosmique hors espace-temps.
Un champ est maintenant une présence irradiante qui se cherche une interaction,
Une présence irradiante prête à synchroniser ses rythmes dans l'intrication d'autres dimension. 
La nature du champ est de porter vers
Les autres dimensions. 
C'est l’intervalle entre deux champ synchronisé qui fait l'espace et le temps. 
Le champ est le matériau d'une interaction nouvelle qui se cherche dans le mouvement originel de l’intrication par le rythme invisible des intervalles.
Il est l’énergie de l’accélération de la boucle de l’incommencé et de l’infini qui auront touché l'absurde dans leur synchronisation. 

Le présent est le moment absurde où l'infini et l'incommencé se sont intriqués. C'est un moment omniprésent. C'est le bruit cosmique persistant. 

La vérité est la dimension absente du cosmos.