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Être humain au théâtre

Être humain au théâtre c'est être en mesure de me transformer, 
D'être le monstre d'universalité qui tend à être singulier par l'image qui me sera confiée. 

Être humain au théâtre c'est rendre disponible mon visage,visage disponible, c'est être dans mon cor nu avec la vigilance d'un jardinier. 

C'est faire tomber son masque social pour en chercher un autre, juste dans l'intervalle d'une représention.représentation. 

C'est donc trouver les organes d'un cor invisible qui auront été soigneusement soignés,vécus, c'est appartenir à un mouvement universel qui fera d'une présence actée une présence digne de l'intérêt de tous. 

Être humain au théâtre c'est être acteur quand être acteur c'est mobiliser son cor universel, et cela quand le comédien, le clown, le public et le dramaturge sont tous les acteurs disponibles de leur présence. Quand tous les organes du théâtre sont dans ce mouvement qui caractérise le vivant, uniformément, 
Le théâtre devient vivant. 

Il faut donc trouver ce qui caractérise le vivant. Il me faut, pour le dire et l'écrire, penser l'impensable et puiser en moi l'évidence d'un mouvement. Ce mouvement doit être l'outil de l'acteur, je dois en trouver les gammes. 
Tout le reste est littérature. 

Les sociétés ont tout intérêt à inviter l’acteur à apprendre à être vierge d’image et surtout à rendre sa pensée vierge de ce qui le caractérise dans sa société. C’est dans cette initiation que l'acteur pourra rendre la beauté de ses agissements, dans la nostalgie refouléestructurelle de son public à exister dans un monde où l’affect seraitest resté une nécessité primordiale. 
Reconnaître le sourire socialesocial d'un masque trop humain qui résiste, sentir sa pensée s'obstruer d'impensables, traverser les interdits pour l'exploration de son humanité, toutes ces choses
C'estSont ce qui doit découler naturellement d'une disponibilité initiale.initiale de l'acteur. La psychologie doit être mise dans son mouvement de transformation, non dans son intelligibilité. Être vivant n'est pas ici une thérapie, c'est ce qui permet à la psychologie d’échapper à la fatalité.  

RentronsIl me faut entrer maintenant dans le vif du sujet, dans la dissection métaphysique dedu l'organe,corps, dans les rouages intriqués du cor, afin de comprendre et pouvoir reproduireanimer consciencieusement ce qui le fait être.

Comment le corps s'y prend-il pour adhérer au présent mouvant et l'habiter, m'y confondre ?  
Comment l'mon esprit, lama pensée et la parole s'agencent-ils depuis l'organe jusque dans l'etheréther social ? 
De quelle nature est ce cossir qui me tient à mon humanité ?
Qu'est-ce que ces questions peuvent amener comme trouvailles improbables et essentielles ?  
Comment l'esprit et la pensée émergente peuvent-ils être le vecteur du vivant pour que ce livre ne soit pas qu'un grimoire occulte ?

L'acteur et le comédien comprendrontpeuvent sentir instinctivement que le vivant est l'effet qu'ils recherchent.  
Ces prochaines pages leur seront précieuses.