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Alchimie des regards

Regarder.

L'art, c'est surtout une manière de regarder. 
Regarder depuis, depuis unle lieumouvant, mouvant.puis trouver la mezura de son image. 
C'est un mouvement de champs entre un sujet vivant et une image qui aimeraitcherche s'incarner.l'incarnation. 

Ainsi bouge le théâtre entre un public vivant et un acteur à qui il aurait été confié un masque. 

Si l'acteur a pour mission de rendre un visage à son masque, de lui prêter sa vitalité, de lui donner vie.vie, 
C'est pour donner une autre dimension autre à l'image qu'il crée. 

La scène est une image vivante, elle n'en est pas moins une image.représentation. 
Le public avit unson rapport à la scène comme à une image. 
Il ne veut voirvoit que le masque et lui prête son empathie. 
Cette générosité des cors est touchée par le cor de l'acteur qui vient danser dans l'intimité de son public. 

L'acteur n'a pour seule préoccupation que d'être vivant. C'est son rouage, sa mission. Il est une source d'empathie. Il doit générer l'empathie, pas la montrer. 

Le théâtre n'est que dans l’œil du public, et
Il est dans le champ vertical créé dans la sinusoïde de l'acteur l'acteur, 
Son cor et son jòi dansent avec l'imagele produitemasque paret l'acteur.son public. 
Le théâtre est un jeu d'affect dans les mouvements implicites des empathies. 

L'image se lit, mais le mouvement se vit. 

Et dans un théâtre du vivant organisé par des intériorités et des extériorités, on peut isoler quatre mouvements d'affect, comme quatre manière de regarder.


vers l’extérieur

vers l’intérieur

depuis l’extérieur

voir

regarder

depuis l’intérieur

mirare

theaomai

Voir, du latin videre, est poser un œil, dans un détachement affectif assumé. 
Regarder, inspiré du francique germanique wardōn, est surveiller, garder. 
Mirare, en latin, s'étonner, s'émerveiller, ce regard qui suscite notre propre part de mystère. 
Et theaomai, en grec ancien, se laisser activement affecter, et qui a donné le mot théâtre pour nommer la discipline qui en découle. 

Voici les mouvements d'affects qui concerne leles public, le seul organe au théâtre qui n'aura pas été structurellement dissocié.regards. Et l'artisteje devradois prendre ces mouvements en compte, dans leur sinusoïde et par l'empathie naturelle qui caractérise sama relation au public. Au delà des images et des idées, c'est dans ces mouvements que la beauté opère. 

Pour l'acteur, ces mêmes mouvements existent dans sa relation au masque, qui est l’extériorité qui l'affecte.


vers l'imaginaire

vers le corps diapasoncor

depuis le masque

voir

regarder

depuis le visage

mirare

theaomai

C'est cette alchimie des regards qui m'amène à comprendre,comprendre queque, pour que le public traverse un théâtre vivant et habité par tout l'invisible qu'il désire, il doit être amené à transformer son regard depuis le "voir" vers le "theaomai", et depuis le "voir"
Cette justesse se trouve dans la proposition de l'acteur qui doit porter son public dans le mouvement de l’extériorité vers l’intériorité, en passant par l'émerveillement ou l'intérêt trouvé dans le "re-wardōn". 

La meilleure façon de procéderprocéder, pour l'acteuracteur, est probablement encore d'échapper à sa propre volonté, et suivre ses sentiments deapportés justesse,par son talan et dans la mezura du temps, par la naïveté et l'insouciance. Il est ainsi plus à même d'innover poétiquement dans les trouvailles qui l'excitent.excitent, qui l'amusent, sans en chercher une raison. 
Mais onje comprendracomprends que si l'acteurje estsuis porté par une idée nue qui l'm'anime, et qu'ilque je ne saitsais mettre en mouvement, ilje peutpeux dans ces mouvements de regard trouver des techniques pour porter le regard de sonmon public vers lenotre theaomai.theaomai, nos empathies. 


Je

Ainsi l'acteur doitdois chercher, en tant qu'image, non sonmon propre theaomai, mais bien sonmon propre émerveillement, il
Je doitdois chercher sama part de mystère et l'habiter, sans
Sans lui chercher du sens,sens puisque cela est l'affaire du public. 

Ce n'est que dans cette dynamique que l'émancipation généraledu théâtre s'opère, et que les justes utopies sont créées, 
Dans lece champ 
Entre unmon corpscor émerveillé et un public profondément affecté, touché.