# La cité céramique

<div id="bkmrk-la-cit%C3%A9-c%C3%A9ramique-vo" style="max-width: 500px; margin: 30px auto; padding: 18px; background: linear-gradient(135deg,#ffb27a,#ff8a65); border-radius: 16px; box-shadow: 0 6px 18px rgba(255,130,80,0.3); text-align: center;"><div style="font-size: 0.7em; color: #fff; margin-bottom: 10px; letter-spacing: 0.4px;">La cité céramique</div><audio controls="controls" style="width: 100%; background: #fff; border-radius: 12px;"> <source src="https://cloud.du.mouvant.icu/s/Hnz8TFepwp9YT53/download" type="audio/mpeg"> Votre navigateur ne supporte pas la balise audio. </source></audio></div>L’eau de mer ruisselait le long des murs.  
Un long bruit léger et calme embrassait la ville.  
Ce bruit apaisant des sources envoûtait la ville.

Sur toutes les surfaces, les algues microscopiques  
Sculptaient l’immense céramique,  
Sculptaient la cité céramique.

Le blanc mat des murs lisses de la cité  
Semblait couler sur le blanc mat des trottoirs  
D’où sortait des gardes-corps blancs et lisses  
De la cité céramique.

Le blanc mat : carapace du temps.  
Le blanc mat armure de la ville planète.  
Le blanc mat des odeurs lavées.  
Le blanc lisse des bruits volants d’une ville qui grouille  
Dans le blanc mat et lisse de l’air épuré  
Filtré   
Dans la blancheur du ciel  
De la cité céramique.

Sur la terre blanche hermétique  
La vie prit un air de carnaval.

L’évolution fut désorientée du temps :  
L’humain  
Dans les couveuses de sa cité  
Accélérait l’évolution,  
Orientait les adaptations,  
Choisissait ses destinées organiques.

Sur cette terre blanche hermétique  
La vie prit un air de carnaval.

Dans l’existence immaculée des formes futures,  
L’humain se paraît de tissus animaux.

La vieillesse, la maladie,   
L’émotion et la folie  
Tout était absorbé par les greffes animales.  
Chaque présence parasite s’annihilait scientifiquement  
Dans le génie génétique de l’évolution combinée,  
De l’évolution accélérée,  
De la WildSafe Company.

Dans les artères urbaines immaculées,  
Le chatoyant homme perroquet croisait   
L’enfant termite de la femme grenouille.  
Une mygale avec deux jambes courait après son bus  
Conduit fermement par une paire de sabots.  
Plus haut un homme salamandre se rendait chez lui,  
Grimpant les cinq étages par les murs céramiques.

Il n’y avait qu’une seule race, qu’une seule espèce,  
Des vies humaines dans des corps ensauvagés.  
Les enfants de WildSafe   
À l’unanimité   
Et pour l’éternité.

Et puis les sirènes sifflèrent dans la ville  
Les poils se dressèrent,  
Les truffes s’activèrent,  
Tout devint immobile.  
Une planète entière était aux aguets  
Dans le silence d’une jungle avant l’éclipse.

Communiqué WildSafe Company :  
127 débordements enregistrés en moins de treize heures.  
Y’a un truc qui cloche dans la céramique organique.